Gary Bodeau,  l’enfant  terrible de la politique haitienne / par Joel Leon

Gary Bodeau, l’enfant terrible de la politique haitienne / par Joel Leon

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Pour le député Gary Bodeau, la politique n’est rien d’autre qu’une science d’opportunité, il entend grandement en profiter. L’homme n’a pas de cœur. Tout est intérêt et victoire. Pour atteindre un objectif tous les moyens sont bons. Les vertus morales et sociales sont pour les fainéants.

Il ne recule devant rien pourvu qu’il ait sa part du gâteau. Il croit que chacun a un prix. C’est pourquoi il ne s’enfonce plus dans la dialectique, il négocie. Il fait des offres qu’on ne peut refuser. Il achète des députés qu’il revend au president Jovenel. Gary Bodeau s’installe au parlement comme un pion incontournable. Tout le monde le réclame, pouvoir public/secteur privé/politiciens, il est un passe-partout.

Laurent Lamothe, l’ancien premier-ministre qu’il avait servi avec zèle, est sa principale source d’inspiration. Il a appris que la politique est avant tout l’argent, c’est pourquoi il l’amasse avec voracité et sans regret.

Un proche de Gary Bodeau me racontait comment que celui-ci passait une journée entière au téléphone appelant chaque député et sénateur à venir collecter leur gros sachet jaune égorgé de liasses de billets verts. Les députés et sénateurs défilèrent comme des écoliers au cours d’une parade de 18 mai. Il ajoutait que, c’était fascinant de voir le respect avec lequel les parlementaires s’adressèrent à Gary Bodeau. On dirait un Marlon Brando dans “Le Parrain “.

Toujours selon mes sources, Gary Bodeau ne plaisante pas. Il est focalisé sur un objectif précis et clair. Il travaille seul. Il respecte ses partenaires d’affaires criminels. Il est ponctuel et il tient toujours ses promesses. Cela explique sa main mise sur la chambre des députés. Il délivre toujours.

C’est la différence entre Gary Bodeau et Joseph Lambert. Gary Bodeau dit et honore. Lambert fait de belles projections qui ne se matérialisent pas souvent. Lui, Il ne se bifurque pas. Il n’a pas d’émotions. Il est sans reconnaissance. Il n’a de devoir envers personne, sauf lui-même. Personne ne se fait d’illusions en face de lui. Il n’a pas d’amis, sauf des accointances. Donc, il est un pragmatique qui profite de chaque minute. Il sait qu’il n’est pas éternel, aujourd’hui n’est rien d’autre que son unique moment de faire histoire et fortune. Il agit en conséquence, et ceci sans hésitation.

Joseph Lambert disait de Joseph Martelly qu’il est un homme de cœur. Jovenel Moise est le contraire, juste un froid calculateur qui prend sa revanche sur la société pour les privations connues dans la vie. D’ou le lien intime qui existe entre Jovenel Moise et Gary Bodeau. Ils sont tous, deux revanchards. Ils s’entendent parfaitement bien, l’un est le prolongement de l’autre.

Gary Bodeau avait promis à Jovenel Moïse qu’il le ferait rencontrer les injonctions de l’international pour rester au pouvoir, avant sa déclaration par devant les Nations Unies au mois de septembre. Il a tenu parole. Jovenel Moïse a curieusement rétabli le calme, certainement avec l’aide de l’opposition, il arrive à nommer sans heurts un nouveau directeur de police, a pu faire ratifier un nouveau premier-ministre. L’homme est aux anges. Aux assises des Nations Unies, le président va vanter son succès politique, et inviter l’international à lever les interdictions de coopérations bilatérales ou multilatérales. PHTK a gagné, au moins pour le moment.

Entretemps, le pays se meurt. “Le génie dans le mal” de Gary Bodeau ne fonctionne pas en faveur du peuple issu de la même classe sociale que lui. Il gagne. Le pays est mourant!

Moi, Joel Leon, je ne fais que servir mon pays en disant la vérité, toute la vérité, rien que la vérité!

Que la volonté du Dieu tout-puissant soit faite!



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